Le Grizzly

Entrez dans la tannière du dedans de la tête d'un ours

24 février 2009

ENCORE DE LA PROMO

Mais pas pour moi. Pour remercier MADmoiselle d'avoir placé le lien vers mon livre sur son blog, je vous joins les deux liens suivants (cliquez sur chaque image) afin de les aider, elle et son homme, à obtenir leur job de rêve. Pour cela, votez en leur attribuant le maximum d'étoiles. Et bonne chance à eux !

 bjmadmeuhye9 helpxp3

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22 février 2009

ENCORE UN PEU D'AUTOPROMOTION ...

Vous pouvez aussi retrouver un extrait de mon roman en cliquant sur l'image :

legrizzly

Posté par LeGrizzly à 14:00 - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18 février 2009

UN PEU D'AUTOPROMOTION

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N'étant jamais si bien servi que par soi-même, je fais encore un peu de promotion pour mon roman Veto tendresse (que vous pouvez découvrir et commander en cliquant sur le titre ci-contre ou sur l'image. Mais ICI, ça marche aussi) en vous livrant ici le début du texte, histoire de vous donner (peut-être) envie :

VETO TENDRESSE

(Mémoires apocryphes)

PRELUDE



Il était une fois ...

Ca démarre toujours comme ça dans les histoires. C'est le sésame universel. Après, c'est l'illusion. Le narrateur t'enchante et te fait pénétrer son univers où les mots seuls ont un pouvoir. De leurs sonorités naissent les incantations qui d'un réel fait une histoire et te propulsent ailleurs, cet autre part que ne lisent pas nos yeux mais nos fantasmes. Tout devient ce que tu crois, un assemblage de signes qui sans parler te disent et qui sans dire évoquent.

Toi qui m'écoutes, tu penses que le hasard tient les rênes de mon histoire. Pourtant, que penser de ce récit où ce reflet fut écrit :

PREMIERES VIES

Gestation


VIE UNE

Placenta

1


 et là halte ?

Il est minuit, le Jour des Morts. Accoudé à la rambarde d’un pont, je tente en vain d’interroger le vide pour obtenir un embryon de réponse à cette question existentielle, mais comme il se fait tard et que ma vanité s’obstine à ne rien dire, je finis par me vexer et par changer d’interlocuteur.

Lui préférant désormais l’eau qui coule en contrebas, j’interroge le liquide comme si c’était un puits aux souhaits d’où surgiraient toutes les réponses. Mais rien ne sort non plus de ce qui n’est qu’un dégorgeoir trop bouillonnant de la rivière et qui sépare les occurrences de mes hésitations ; l’île d’où je viens et sur laquelle j’habite, celle où parfois je vais vers les envers de mes envies qu’offrent mes nuits.

Déçu que le liquide n’ait pas non plus ce pouvoir divinatoire dont je l’imaginais doué, je m’en remets à moi pour constater que ce soir mes envies sont à l’endroit et reviens sur mes pas m’engloutir en centre-ville. Pour cela, je quitte un pont pour en passer un autre que je ne franchis pas non plus. Attiré par la vue qu’il propose, je m’accoude à son parapet tout en pensant que ce début n’en finit pas de commencer ...

Désormais perché à l’aplomb du bras principal de la rivière, le dégorgeoir dans le dos et les yeux rivés sur l’eau qui coule par pur désœuvrement, je m’hypnotise avec les réverbères qui s’y reflètent. Fantômes de la cité, ces images floues et fragmentées qui se répètent mais sans se dédoubler à l’identique, agissent comme si chacune des ondulations de la surface, témoin d’une trouble et intense activité sous-marine, déformait ces doubles imparfaits des phares archétypaux de mes nuits urbaines en induisant des mutations qui font que chaque instant ne soit jamais pareil à l’autre ...

Je m’arrête pour me relire …

Inspirées par des flots que je boudais pourtant, ces réflexions méditatives transcendantales d’une insondable profondeur me remplissent du rose de la fierté.

Admiratif, je m’offre un long silence pour m’applaudir intérieurement.

Cette éruption d’autosatisfaction me fait lever la tête à la recherche d’un public imaginaire dont je pourrais m’accaparer les félicitations, mais mes yeux ne croisent qu’une fausse jumelle de l’Ile de la Cité. Déçu de ne pas recevoir ce que j’estimais être mon dû, je m’attarde par dépit sur les jeux d’ombre et de lumière que créent des éclairages qui découvrent ce qui n’est pas la cathédrale qu’on est parisiennement en droit d’attendre, mais un temple protestant. Bâtiment lourd couleur de plomb auréolé d’orange et blanc, ces oripeaux qui l’exhibent nuitamment aux yeux de l’improbable touriste ne font qu’accentuer les zones d’ombre de la façade pour mettre en évidence les pleins et les déliés de son architecture trop lourdement germanique. Imposant pachyderme au milieu des flots, il n’en semble pas moins flotter sur la rivière au mépris délibéré des enseignements d’Oncle Eurêka.

Vaguement interpellé par ce mystère, je me laisse aller à d’évanescentes rêveries de promeneur solitaire, mais loin de recevoir les confessions nécessaires à la résolution de ce problème hydraulique, je préfère laisser à cette énigme mécanique le soin de se résoudre seule et me tourne vers la droite où se trouve la cathédrale.

Vaisseau de pierre et de lumière, elle semble dominer la ville et s’incliner au creux des toits comme on se penche à la fenêtre. Loin d’être atteint par la Juste Grâce qu’un tel spectacle se doit de procurer, je compare les édifices et, quelque peu impressionné malgré tout, je me demande si la domination de l’un sur l’autre n’a pas été voulue.

N’attendant aucune réponse, je baisse les yeux vers l’eau en contrebas où seul un vide humide répond à mes appels. Je le fixe néanmoins et peu à peu des images se précisent qui se dessinent avec les arabesques des reflets sur l’eau pour se fixer sur ton regard qui envahit l’espace de la rivière. Les formes vagues de ton visage rieur se superposent à l’image de la cité, mais ces contours qui se confondent avec le flou des ombres des façades me sont indifférents. Fasciné plutôt par l’intensité liquide de ton regard, je reste concentré sur ces lumières de ton visage d’enfant qui sont le seul indice encore précis que j’aie de toi et qui me hantent, mais qui m’emmènent progressivement vers ce corps de femme inachevée qui me revient au bout des doigts. Dévoré par la douleur de cette désirable empreinte que je retiens de tes formes, je ferme les yeux pour projeter ton corps sur l’écran noir de mes paupières éteintes où il se fait paradoxalement plus précis. Consumé par l’avidité de cette image qui me revient de toi, je m’enivre d’une sensation qui disparaît trop tôt, me laissant seul avec une érection.

Espérant réactiver le charme, j’ouvre les yeux sur l’eau, mais n’aperçoit que des canards que le trouble des remous entraîne lourdement vers la mer. Pensant ainsi te revoir encore, je referme les paupières, mais les palmipèdes qui te remplacent font retomber le baromètre de mes envies à des hauteurs que la décence peut raisonnablement considérer sans en rougir.

Déçu par tant de prolégomènes avortés, je renonce à m’engloutir dans la ville et reviens à ce début que je finis par achever en traversant ce pont qui me permet de retrouver l’île de mes amours inverses qui, si elle se métamorphose en une anti-Cythère la nuit, n’en reste pas moins le campus de l’Université. Des réverbères à la blancheur immaculée ont remplacé les chaleureux orange de la cité et ces intérimaires frigorifiant zèbrent la nuit de leurs cicatrices polaires. Ils s’espacent heureusement très vite pour disparaître, la non-conformité s’accommodant très mal de la lumière.

D’ordinaire, les hommes ne m’attirent pas. Mais à la nuit, dans le secret de l’indicible, leur douce odeur de fauve et le sceptre honteux de leurs amours inverses me poussent irrémédiablement vers le prolongement longiligne et raide de leur bas-ventre. Sans doute qu’un jour, à ce jeu-là, le spectre de la mort m’encombrera les veines, mais cela m’indiffère au plus haut point. Tout est tellement tragiquement beau dans notre monde imperfectible, que je préfère cette illusion qu’on peut choisir sa mort. Avec ce frêle espoir qu’elle ne soit qu’un passage vers un ailleurs que j’imagine, sans trop y croire, qu’il puisse être autre chose que la désintégration des molécules qui nous auront construits et qui auront formé, par leur assemblage hasardeux, cet état dément de lucidité comique et dérisoire qu’on a qualifié avec le plus grand cynisme du nom de « vie ». Mot que j’écris entre guillemets comme avec des pincettes car il n’est qu’un cadeau empoisonné qui ne nous a été que prêté et dont le but, après un nombre plus ou moins variable d’années d’inanité et de paradis artificiels, reste inévitablement la mort. Reculer ou non cette échéance qui ne peut qu’être le couronnement de tentatives d’exister dont la réussite reste subjective et relative au degré de suffisance de son locataire ne se comprend que par la peur qu’on en ressent.

Et ce soir, comme chaque soir, ces hommes dont je m’enivre ne sont que le moyen de conjurer le sort de ma prédiction inexistentielle.

Comme chaque soir, je ne m’avance parmi ces corps que je convoite que pour trouver la preuve que mon choix fut librement consenti et non induit par de sombres contingences extérieures.

Rempli de cette infatuée conviction qui m’empêche de m’observer au pied du mur, je m’attribue un homme sans que je sache jamais lequel a choisi l’autre, chacun ayant également cette illusion d’être chasseur alors qu’on n’est que proie.

Tout se déroule très rapidement. Les seuls mots que l’on prononce se réduisent aux quelques banalités d’usage en ce lieu et à cette heure. L’objectif est d’aller à l’essentiel, partir ensemble. Il m’invite dans sa voiture et m’emmène chez lui tout en laissant sa main aller et venir sur ma cuisse. A cet endroit, surtout, que le désir déforme. Ma main, imitant la sienne, récoltera les mêmes informations.

Posté par LeGrizzly à 21:23 - L'Atelier - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

01 février 2009

ME V'LA AUTEUR !

Découvrez (et commandez ... soyez sympa, quoi ...) mon premier roman

ICI.

J'en suis encore tout ému !

Posté par LeGrizzly à 18:31 - L'Atelier - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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